Sète est une ville qui se mérite. Pas une station balnéaire de carte postale, mais une vraie ville méditerranéenne avec ses pêcheurs, ses joutes, ses canaux, ses marchés qui sentent la tielle et le poisson frais. Une ville qui se découvre à pied, au fil de l’eau, dans une arrière-salle de restaurant où l’on sert encore la tielle comme on la faisait il y a cent ans.
Ce blog est notre façon de vous aider à la découvrir vraiment, toutes saisons confondues, qu'il pleuve ou qu'il fasse 35°C, en été comme en novembre. Vous y trouverez des itinéraires concrets, des conseils pratiques et des adresses que les Sétois eux-mêmes apprécient.
Parce qu'un bon séjour à Sète, ça se prépare. Et ça commence ici.
Si vous n’avez qu’une rue à faire pour voir du street art à Sète, c’est celle-là. Rue de Tunis concentre depuis plusieurs années certaines des fresques les plus abouties du MaCO, le musée à ciel ouvert né du festival K-Live. Sur quelques dizaines de mètres, les façades anciennes racontent des sirènes, des portraits et quelques clins d’œil bien sétois. Voici ce qu’on y découvre, porte après porte.
Au numéro 2, une porte ancienne est encadrée de tentacules qui s’enroulent jusqu’au balcon voisin, sous une petite statue Art nouveau au-dessus du linteau : la mer semble sortir directement du mur. Un peu plus loin, une autre sirène tient un enfant contre elle, une coiffe perlée sur le front et un miroir levé au-dessus de la tête, entourée de vagues bleu et rouge (l’œuvre est signée et datée de septembre 2024, donc récente). Une troisième fresque prolonge le thème marin : une femme-sirène aux écailles bleues, bouquet de fleurs à la main, à côté d’un couple peint dans un style plus naïf, avec cette inscription qui sert de titre à l’œuvre : « Je me suis fait tout petit devant une poupée ».

Rue de Tunis est aussi une rue de visages. Un profil de femme y est peint avec un mot tissé directement dans ses mèches multicolores : SÈTE, entouré d’un poisson, d’un serpent et d’un hommage discret
(« RIP Damien ») glissé dans la composition. Sur un garage plus loin, une jeune femme au chapeau de paille regarde la mer, dans un style beaucoup plus réaliste, presque photographique. Et si vous passez au 20 ter, cherchez le portrait à la murène : un visage en noir et blanc, des fleurs bleues, une murène lovée sur l’épaule. Cette fresque est signée Azor86 et datée de 2026, elle fait partie des ajouts les plus récents de la rue.

Tout n’est pas sérieux rue de Tunis. Au 25, juste à côté du disquaire Discomaniak, un gorille tout content serre une pancarte « I ❤ Georges » contre lui. Au 14 ter, un enfant façon Petit Prince marche pieds nus sur un globe entouré de cactus en fleurs, signé Rivettes. Ailleurs, un lion un peu grincheux nommé Jeff partage un mur avec un personnage aux yeux en cœur et à la pancarte « Sète Histoire ». Et pour les amateurs de scènes marines plus classiques, une vague façon estampe japonaise recouvre presque entièrement un pan de façade, juste à côté du portrait « Pirate d’eau douce ».

Si vous poussez un peu plus loin, la rue Roch Bosco réserve une fresque d’un tout autre format : deux silhouettes bleues enlacées, peintes à l’échelle de plusieurs étages sur le pignon d’un immeuble. C’est un bon complément de balade, moins dense en œuvres que la rue de Tunis mais avec un effet d’échelle qui change du reste du parcours.

La rue de Tunis se parcours en dix minutes, mais on peut facilement y passer une demi-heure à chercher chaque détail. Si vous préparez un séjour à Sète cet été, vous pouvez faire une demande de réservation directement sur sete-vacation-rental.com/reservation.
La rue de Tunis concentre les fresques les plus abouties du MaCO, le musée à ciel ouvert né du festival K-Live. Un détour par la rue Roch Bosco complète bien la balade avec une fresque monumentale de plusieurs étages.
Le MaCO est le musée à ciel ouvert de Sète, né du festival K-Live. Il rassemble des dizaines de fresques peintes sur les façades de la ville, dont certaines des plus photographiées se trouvent rue de Tunis.
La rue se parcourt en dix minutes, mais compter une demi-heure permet de repérer chaque détail des fresques : sirènes, portraits et clins d’œil dissimulés dans les compositions.
Oui, la rue de Tunis fait partie du centre-ville et se rejoint facilement à pied depuis n'importe quel logement du centre.
n° d’enregistrement : 34301006250C0